CHRONIQUE DE « GREAT IS OUR SIN » DU GROUPE REVOCATION

Great is our sin

Style musical : Death metal
Date de sortie : 22 juillet 2016
Durée : 48 minutes
Label : Metal Blade Records

Tracklist :

01. Arbiters of the Apocalypse | 02. Theatre of Horror | 03. Monolithic Ignorance | 04. Crumbling Imperium | 05. Communion | 06. The Exaltation | 07. Profanum Vulgus | 08. Copernican Heresy | 09. Only the Spineless Survive | 10. Cleaving Giants of Ice | 11. Altar of Sacrifice

Membres du groupe :

David Davidson – Chanteur-Guitariste
Dan Gargiulo – Guitariste
Brett Bamberger – Bassiste
Ash Pearson – Batteur

Discographie :

2005 – Sanity’s Aberration | 2008 – Empire of the Obscene | 2009 – Existence is Futile | 2011 – Chaos of Forms | 2013 – Revocation | 2014 – Deathless | 2016 – Great Is Our Sin

Clips vidéos :

Chronique écrite par Pierre-Emmanuel

Que faire après avoir composé le monumental Existence is futile avec, pour ne mentionner qu’un titre, l’excellent Dismantle the dictator ? (Au moins 12/10 pour moi…)
Enchaîner avec un bon Chaos of form et non moins bon Revocation. Ok.
Un Deathless que j’ai trouvé pas terrible et, finalement, peut-être pas assez écouté… Je me repencherai dessus…

Ce Great is our sin est plutôt bon même si je trouve que REVOCATION n’a pas encore réussi à passer au-dessus de l’excellent Existence is futile.

REVOCATION n’a plus grand-chose à prouver techniquement et s’est imposé comme une valeur sûre. Rythmiquement c’est riche, les mises en place sont précises, harmoniquement c’est intéressant, les amateurs de rapidité et de précision vont aimer même si le groupe ne néglige pas les passages plus lents et/ou ambiants. Il y a du très rapide mais également du très lourd.

Commençons par quelques points négatifs…

Un des rares défauts serait pour moi les voix claires sur Arbiters of the apocalypse et sur Monolithic ignorance. Je ne dis pas que c’est mauvais, mais contrairement à SCARVE qui a dépassé les sommets des hautes montagnes (Irradiant étant pour moi l’un des meilleurs albums produits à l’heure actuelle – au moins 12/10 – tous groupes confondus), REVOCATION se situe quelques mètres en-dessous de la bande à Dirk VERBEUREN (batteur de feu SCARVE pour ceux qui n’ont pas suivi).

L’influence de GOJIRA – n’étant pas un grand fan de ce groupe – se fait trop sentir comme sur Profanum vulgus ou encore sur Cleaving giants of ice.

Terminés les mauvaises remarques place aux points forts de l’album…

Même si la musique de REVOCATION est très technique, le groupe n’oublie pas de groover et se démarque ainsi de beaucoup d’autres formations qui oublient souvent cet aspect au profit d’un déballage de notes outrancier. Il n’y a qu’à écouter Theater of horror ou Only the spinless survive pour s’en apercevoir. (Attention tout de même, amateurs de musique minimaliste, passez votre chemin…)

Ce dernier (Only the spineless survive) est sans doute le morceau le plus lourd de l’album. Après une intro chaotique que j’apprécie fortement, REVOCATION montre qu’il sait faire également des titres plus simples mais tout aussi efficaces et sombres. Pendant 4’20, REVOCATION démontre que ça peut GROOVER EN ENFER !!!

REVOCATION nous offre également un morceau instrumental fort intéressant, The exaltation, dans lequel Davidson et associés naviguent entre eaux troubles, tempêtes de neiges et chevauchée fantastique…

Certains riffs originaux viennent donner à cette album une touche propre à ce que REVOCATION à l’habitude de proposer.

Conclusion :

Même si cet album n’est pas le meilleur de REVOCATION, ça reste un bon album avec de bonnes idées, qui mêle beaucoup d’esthétiques musicales le plus souvent avec une grande maîtrise.

Note : 8/10

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