CHRONIQUE DE « AS WE WERE WHEN WE WERE NOT » DU GROUPE MOUNTAINS CRAVE

AS WE WERE WHEN WE WERE NOT

Style musical : Black Metal avant-gardiste
Date de sortie : 13 mai 2017
Durée : 44 minutes
Label : Avantgarde Music

Tracklist :

01.Ynisvitrin | 02.Istigkeit (We Saw Them Of Old) | 03.Clear Light Of The Void | 04. Arise O Magnificent Sun | 05. As We Were When We Were Not | 06. Theophany

Membres du groupe :

Danny Heaton – Chanteur

Mike Midgley – Guitariste

Josh Danby – Guitariste

Rich Speakman – Batteur

Ol Jessop – Bassiste

Discographie :

Mountains Crave – 2014 | As We Were When We Were Not – 2017

Clips vidéos :

Chronique écrite par Pierre-Emmanuel

J’ai découvert MOUNTAINS CRAVE en naviguant sur le site du label Avantgarde Music et j’avoue que je suis bien content.

Pour son premier album – un précédent EP sorti en 2014 – MOUNTAINS CRAVE nous livre un très très bon black metal. Excellent même !!! Avant de parler musique, parlons de l’artwork. Très belle réussite d’Adrien BAXTER. Le logo réalisé par Christophe SZPAJDEL n’est pas moins réussi.

Après une intro venteuse – on aurait pu croire à un cliché du black mais non… – avec une superposition vocale – qui m’a fait penser à Radiohead ; c’est un bon point – MOUNTAINS CRAVE nous livre un premier titre atmosphérique, Ynisvitrin, très prenant et varié dans lequel pendant 9 minutes s’enchainent lent et mid tempi, passages clairs, voix de plus en plus saturées, riffs black et post rock… ; une entrée en matière qui nous donne envie d’en écouter plus.

Le manque de parties rapides laisse l’auditeur en haleine… on veut que ça parte. Ça en devient presque frustrant.

Et là, pour répondre à Ynisvitrin, Istigkeit (We Saw Them Of Old) blaste dès le début, et nous montre que MOUNTAINS CRAVE maîtrise aussi bien les tempi lent, mid et rapide. Après cette vague déferlante, la suite, c’est du riff de viking toujours teinté de post. Ça marche très bien !!!

Beaucoup de mélodies planantes et brutales à la fois. C’est très bon !

MOUNTAINS CRAVE sait parfaitement intégrer les passages calmes au sein de ses compositions, permettant à l’auditeur de respirer un peu avant de reprendre un nouveau Tsunami.

Pendant les 9’52 de Clear Light Of The Void, il s’en passe de belles choses.

Ça commence par une intro de plus de deux minutes encore une fois très post. On sent que ça va partir… mais quand ?

A 2’15, ça blaste et ça fait du bien.

Une brutalité atmosphérique très prenante qui nous fait planer jusqu’au sommet des montagnes et qui va petit à petit s’adoucir vers une chute d’intensité comme un saut dans le vide pendant deux minutes.

Vient ensuite Arise of Magnificient Sun commençant sur les chapeaux de roues et nous faisant descendre la montagne non pas par les routes mais par les sentiers les plus courts.

La voix « Arise of magnificient sun » arrive dans une lourdeur monumentale comme sortant des sous-sols de la Terre. Le premier couplet est suivi d’un pont instrumental changeant de tempo et cassant ainsi l’assise dépressive du premier couplet, et donnant un peu d’air dans ces sous-terrains asphyxiants.

Le deuxième couplet reste dans l’esprit du premier, avec toujours cette voix surgissant des bas-fonds de la Terre.

Une partie post rock en son clair vient calmer toutes les âmes enragées et mettre un peu de douceur dans ce monde sombre… Mais ça ne va pas durer…

Et là, une montée en puissance : de riff en riff, on se dit que ça n’en finira jamais.

On continue avec une longue plage instrumentale mélodique, dense, intense pour arriver au dernier chant.

Terminé ? Non ! Un final instrumental nous laisse sur un « non pas comme ça, j’en veux encore !!! » du plus bel effet.

Le titre éponyme, le plus aérien de l’album, prend la relève comme une grande introduction à Theophany qui viendra conclure ce bel opus de MOUNTAINS CRAVE. Je lui aurais bien mis quelques bpm de plus mais MOUNTAINS CRAVE a fait le choix de nous offrir un titre plutôt mid tempo. Comme la fin d’un combat, à bout de souffle, les chevaliers atteignent la fin de leur périple, victorieux et heureux d’avoir vaincu.

Le final est majestueux.

La gloire est aux portes des montagnes.

Conclusion :

Pour conclure, AS WE WERE WHEN WE WERE NOT est un superbe album.

A découvrir de suite.

Vivement le prochain !

Note : 9/10

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