INTERVIEW DU GROUPE AFFLICTED

Artwork du dernier album d'Afflicted

A l’occasion de la sortie de leur premier album « Beyond Chaos » le 15 avril dernier, le groupe niçois a bien voulu répondre à nos questions

Salut Alexandre et Cédric ! Merci d’avoir accepté notre interview. Tout d’abord, pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, Alexandre tu es le chanteur-guitariste du groupe et Cédric le guitariste. Pouvez-vous faire une présentation rapide du groupe ?

Alexandre : Afflicted a été créé en 2009. Au départ le groupe ne comprenait que 3 membres (Jérôme à la basse, Vincent à la batterie et moi-même à la guitare). Nous n’avions pas trop de but clairement défini, nous voulions juste faire de la musique pour le plaisir.

Cédric : Lorsque j’ai connu les membres du groupe, je me souviens qu’ils avaient essayé plusieurs chanteurs, je me suis donc proposé au chant. Mais c’était trop dur pour moi, je perdais souvent ma voix (rires) et puis le fait de tenir une guitare me manquait terriblement. C’est comme ça que j’ai intégré le groupe en tant que second guitariste en fin d’année 2012.

Alexandre : J’ai donc fini par me mettre au chant parce qu’il fallait bien que quelqu’un s’y colle. On a fait notre premier concert en 2013 et après un changement de line-up en 2015 on a accueilli Roman à la batterie et quelques mois plus tard Rémy à la basse. Du coup, on a directement enchaîné avec l’enregistrement du premier album.

Cette année, le groupe a changé de nom en passant de After Chaos Project à Afflicted. Pourquoi ce changement de nom ?

Alexandre : Le nom du groupe avait été trouvé par Jérôme et Vincent. Au départ, il s’agissait juste de nommer le groupe ACP. Puis le nom s’est transformé en After Chaos Project, en référence à l’ambiance que nous essayions de donner à nos morceaux. En tant que parolier j’ai du mal à m’identifier à l’ancien nom. J’aime quand les choses sont liées en sens et je n’arrivais vraiment pas à justifier l’histoire que je raconte dans mes chansons avec ce nom. Cela paraît peut-être bête mais c’est très important pour moi. Et suite au changement de line-up j’ai pensé que c’était le bon moment pour faire évoluer cet aspect-là du groupe.

Cédric : Effectivement, je trouve que ce changement de nom a donné une sorte de « renouveau » au groupe. J’étais bien évidemment plus que favorable à ce type d’évolution afin de ne pas rester cloisonner dans un seul et unique thème qui aurait été récurrent, tant sur le plan des textes que de la musique.

Votre album « Beyond Chaos » vient de sortir, comment s’est déroulé l’écriture et l’enregistrement de celui-ci ?

Alexandre : Comme je te le disais, le groupe étant plutôt ancien, nous avons composé les morceaux au fil des répètes depuis 2009. D’ailleurs, le dernier morceau que nous avons composé pour l’album date de 2014, avec l’ancien line-up. En général l’un de nous apporte une idée de base et nous construisons le morceau autour.

Pour « Origins » par exemple, qui est le plus « vieux » morceau, nous souhaitions mettre en avant le lead principal joué en tapping afin de donner une impression de flot constant. Avec l’arrivée de Cédric, nous avons dû remanier un peu la structure tout en conservant l’idée de base, nous avons ensuite essayé de créer une ambiance autour de l’élément de l’eau. Concernant les paroles, je me suis demandé ce que serait un monde où l’eau serait devenue une denrée rare. Cédric a écrit les paroles du refrain en restant dans le thème. C’est plus ou moins comme ça qu’on a composé tous nos morceaux.

Cédric : Oui, tous nos morceaux sont plus ou moins basés sur un riff, un lead, une mélodie, un plan de départ qui sert de base. Puis nous essayons de développer autour de cette idée en structurant le morceau afin de « raconter » une histoire qui puisse tenir debout. Et paradoxalement, ça n’est pas toujours les morceaux les plus courts qui sortent le plus facilement. Pour anecdote, « A Red Orchid In A Prison Of Sin » qui avoisine les 10 minutes, a été il me semble le morceau le plus rapide à mettre en place. Et en terme de stratégie de création, encore une fois, la logique n’est pas forcément toujours au rendez-vous puisque nous avions commencé à composer les parties solos.

Alexandre : En ce qui concerne l’enregistrement de l’album, nous avons fait ça dans notre local de répète avec le matos de Rémy, notre bassiste. Nous avons débuté l’enregistrement en août 2015. Cela a été assez compliqué compte tenu du fait que Roman et Rémy venaient à peine d’intégrer le groupe et ils ont dû apprendre et mémoriser les morceaux sur le tas tout en se les appropriant. Et en toute objectivité, je trouve qu’ils s’en sont très bien sorti.

Les prises de son ont été achevées aux alentours des fêtes de fin d’année. Ensuite, nous avons effectivement prit notre temps pour faire le mixage. Malgré nos petits moyens, nous avons énormément apprit de cette expérience et nous sommes satisfaits du résultat final.

Quel sera le thème de cet album ?

Alexandre : Le thème de l’album reste fidèle au concept des débuts du groupe. Nous nous servons d’un univers post-apocalyptique afin de raconter notre vision des choses. C’est assez basique en fait. Mais en gros ce qui en ressort c’est qu’on est plutôt écolo !

Cédric : Pratiquement tous les morceaux racontent une histoire différente, mais la toile de fond reste cette atmosphère post-guerre mondiale, post-guerre nucléaire, post-catastrophe naturelle,…

Quels sont les futurs projets du groupe ?

Alexandre : Nous sommes déjà en train de composer pour le deuxième album. On espère pouvoir l’enregistrer dans de meilleures conditions cette fois. On aimerait aussi tourner un clip et faire une petite tournée pour promouvoir l’album. D’ailleurs si des personnes intéressées pour nous faire jouer lisent cette interview, n’hésitez pas à nous contacter !

Nous avons encore beaucoup de boulot en perspective mais ça n’est pas plus mal, on travaille à vive allure !

Cédric : Je suis très excité et motivé sur le fait de revenir sur une période de « composition ». Pour te parler franchement, la liste des nouveaux morceaux ne cesse de grandir, il faudra peut-être faire un tri d’ailleurs ! J’aime beaucoup cette phase où les compositions commencent à prendre forme et ressortent comme tu les as imaginés dans la pièce où tu joues chez toi à minuit. Nous avons énormément d’idées en termes d’arrangements, et puis il faut dire que Roman et Rémy sont très force de proposition !

En règle générale, que pensez-vous de la scène metal en région PACA et est-elle assez mise en avant selon vous ?

Alexandre : Nous avons la chance d’avoir beaucoup de groupe dans le coin. Je connais un peu moins le Var et les Bouches du Rhône mais pour ce qui est des Alpes-Maritimes, je peux te dire que la qualité de certains groupes est vraiment au rendez-vous ! Et en plus, il y en a pour tous les goûts.

Pour ce qui est de l’exposition en revanche, c’est plutôt mitigé… Nous avons la chance d’avoir des associations qui nous proposent des concerts très régulièrement, mais malheureusement cela reste compliqué de fidéliser son public. Par-dessus cela, s’ajoute l’effet de mode des tribute bands et tu te retrouves avec des salles pas forcément pleines pour des concerts intéressants et des salles bondées avec des groupes qui jouent sur la notoriété d’un groupe internationalement connu. Je trouve ça triste. Mais bon, ce n’est pas de notre ressort.

Parlons un petit peu de vous, à partir de quel âge avez-vous commencé à écouter du metal ?

Alexandre : J’entends du metal depuis toujours. Mon grand frère en écoutait quand j’étais petit. Je lui dois une grande partie de mes déviances !

Cédric : Depuis mes 13 ans. J’ai commencé avec Nirvana. Puis j’ai découvert Iron Maiden, puis Metallica, Slayer,… et me voilà 

Avez-vous un style de metal de prédilection ?

Alexandre : Je suis très éclectique dans mes goûts musicaux. J’écoute énormément de choses. Et c’est pareil pour le metal. J’aime tous les styles, mais pas tous les groupes. Je pense que c’est essentiellement une question d’oreille. Ce qui m’est agréable à l’écoute échappe parfois à mon raisonnement.

Cédric : Concernant le metal, je peux écouter des groupes assez récents tout comme des groupes très old school qui sont à mon sens les « papas » du metal comme Black Sabbath, Rush, Queen, Mercyful Fate, Blue Öyster Cult, Deep Purple,… Mais de manière générale, je suis très fan de la fusion « heavy/thrash » moderne. J’écoute aussi beaucoup d’autres choses : du blues, du flamenco, de la musique classique,…

Quelle a été votre plus grosse claque musicale en live ?

Alexandre : Hypno5e en 2007 à la MJC Picaud à Cannes. Je n’avais jamais entendu parler d’eux et depuis je suis fan.

Cédric : Pour ma part, plusieurs. Car pour moi il y a les claques des groupes que tu idolâtres depuis ton adolescence et les claques des groupes que tu découvres en live. Metallica en 2010 à la Halle Tony Garnier à Lyon avec James Hetfield à 1 mètre de moi… frisson, Iron Maiden en 2013 au Sonisphere à Amnéville, le show, les décors et la mise en scène étaient vraiment impressionnants ! Et pour ce qui est des découvertes, je citerais Klone, en 2015 à l’Althérax à Nice (nous avions d’ailleurs ouvert pour eux, quel honneur !) et au Tribal Fest à Peymeinade la même année. C’est un metal hyper ambiant avec de gros riffs lourds, des mélodies qui tournent en rond et une voix claire hyper planantes avec des envolées musicales vraiment puissantes. 

Maintenant un petit jeu, si tu devais garder un seul : album, festival, alcool, groupe ?

Alexandre : Album ? Un CD vierge réinscriptible. J’écoute la musique en fonction de mon humeur. Impossible de n’en garder qu’un ! Festival ? N’importe lequel tant que je suis bien accompagné. Alcool ? Je suis tombé dedans quand j’étais petit, j’ai plus le droit d’en boire maintenant. Groupe ? Tenacious D.

Cédric : Hmm… Ecouter un groupe à un festival qui vient de sortir son nouvel album en buvant de l’alcool ! Effectivement pas facile comme question… En ce qui concerne l’album, impossible d’y répondre car j’en ai 4 ou 5 en tête. Pour le festival, je dirais le Sonisphere car j’ai vraiment de bon souvenirs tant sur le plan de l’ambiance et que sur la programmation. A propos de l’alcool, pour rester dans la culture commune, je garderais la bière. Si je ne devais citer qu’un seul groupe, je te dirais Metallica, car c’est le groupe qui a influencé ma façon de jouer, de composer et quoi que l’on puisse dire aujourd’hui, ce groupe restera un monument dans le metal.

Merci pour cette interview. Veux-tu rajouter quelques mots pour conclure ?

Alexandre : Je voudrais remercier tous ceux qui nous ont encouragé depuis notre premier concert. Ceux qui nous demandent sans-cesse des nouvelles de notre album, ceux qui vont l’écouter, qui vont en parler autour d’eux et qui font en sorte qu’on puisse partager notre passion. Et aussi, merci au mec qui a inventé la pizza !

Cédric : Pareillement, merci à toutes les personnes qui sont venus et qui continuent à venir nous voir en live. En espérant que l’album plaira à pas mal de monde et que les paroles pourront être apprises et chantées en chœurs pendant nos lives, oui il y a un livret avec nos textes dans la boîte… Je vois que mon cher collaborateur a conclu sur une note culinaire. Connaissant le rapport que j’ai avec la bouffe, cela semblerait inapproprié ne pas terminer de la sorte… donc : Charal, Old El Paso, MacDonald’s, Kellogg’s, Barilla, Tabasco, Heinz.

Merci au groupe Afflicted pour cette interview ! Vous pouvez retrouver le groupe sur :

Facebook : 

https://www.facebook.com/afflictedband/

Bandcamp : https://afflictedband.bandcamp.com

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