BEHIND THE SCENES : INTERVIEW DE VANESSA DE LA LEGION UNDERGROUND

Crédit photo : La Légion Underground

Entretien avec Vanessa, la fondatrice du webzine La Légion Underground

Salut Vanessa! Tout d’abord merci d’avoir accepté cette interview ! Alors tu es la fondatrice du webzine La Légion Underground. Peux-tu te présenter et expliquer quand et comment t’es venue l’idée de créer ce projet ?

Salut David et merci à toi pour cette proposition.

Alors je m’appelle Vanessa, quasi 35 piges, ch’ti d’origine et parisienne d’adoption.

Le zine en est en fait à sa seconde existence. Il a été fondé avec un ex en 2004 et a duré deux années pendant lesquelles nous avons écumé les concerts lillois et interviewé pas mal de beau monde (surtout la scène locale), et puis il s’est arrêté en même temps que cette relation, aucun n’ayant émis le souhait de le reprendre. Nous avions même débuté le label MasoChrist via lequel nous avions sorti une compil’ cassette et faisions essentiellement de la distro. C’était un zine papier au design old school et nous recherchions les groupes via Metallian.

J’ai eu plusieurs fois l’idée depuis de recommencer mais seule je n’osais pas me lancer.

Et puis fin 2015 je me suis jetée à l’eau, seule et repartant de zéro. J’ai acheté quelques cd, j’ai découvert la création de site (bon sur ce plan je fais comme je peux (rires)) et j’ai commencé à prendre quelques contacts.

Combien êtes-vous à travailler sur ce webzine ?

J’ai travaillé seule sur le zine jusqu’à très récemment car ce n’est que fin décembre 2016 que  j’ai reçu un mail de Triss qui arrêtait son webzine Black Horns et me proposait de me rejoindre sur La Légion Underground. Je n’ai pas eu à réfléchir avant d’accepter sa proposition car elle était à la fois inattendue et bienvenue.

Ton webzine est essentiellement consacré au Metal français. Que penses-tu de cette scène française en générale ?

Oui, La Légion Underground a toujours promu la scène française.  Bon déjà je dois avouer que niveau anglais bon je peux parfois me débrouiller mais ce n’est pas non plus ma tasse de thé. Les seuls anglophones ont été les suisses de Zatokrev où, ça se voit, j’ai un peu galéré à la traduction (rires). Il y aura bientôt d’autres étrangers car j’ai été contactée par des suédois, indonésiens et anglais.

Mais je reste surtout attachée à la scène française. Elle est vraiment très riche, il y a des tas de groupes pour tous les goûts, j’ai fait énormément de découvertes depuis que j’ai commencé à écouter du metal. Faire un zine ça t’enrichit plus que tu ne l’imagines au début. Il ne faut pas hésiter à écouter tout ce qui passe à sa portée car il y a de nombreuses pépites.

Comment vois-tu le webzine et l’évolution de celui-ci dans 5 ou 10 ans ?

Toujours là j’espère, il n’est pas facile de se faire un trou parmi tous ceux qui sont déjà là, mais avec de la comm’, beaucoup de travail et en gardant la motivation ça va le faire.

On a de supers partenaires qui nous font confiance pour leur promo, que ce soit pour les groupes que pour les événements. J’espère en avoir d’autres par la suite.

Je ne sais pas encore comment il évoluera, cela dépendra de nos idées et des propositions, mais faire mieux est déjà un très bon objectif.

Parlons un petit peu de toi, à partir de quel âge tu as commencé à écouter du Metal ?

J’ai commencé à l’âge de 15-16 ans en achetant mon premier Metallian. Ce que je trouvais super c’était cette idée du sampler pour faire découvrir les groupes en même temps qu’on lisait leur interview ou leur chronique. J’ai débuté par Cradle of Filth, Dimmu Borgir, Marilyn Manson… et puis ça a dérivé sur la scène black metal scandinave principalement.

Quel genre de Metal préfères-tu ?

J’aime particulièrement le black et le death, mais j’écoute un peu de tout. Les styles auxquels j’accroche le moins sont le grind et tout ce qui finit par –core, je ne déteste pas mais peu de groupes arrivent à me plaire.

Quel est le groupe qui t’as le plus impressionné en live ?

Pas très metal à proprement parler, je dirais le groupe Dir En Grey au Wacken, voir le chanteur se mordre à ce point l’intérieur de la bouche et tout ce sang, j’avoue que je suis restée sans voix car c’était mon premier show sanglant à ce point.

Sinon Corvus Corax, un superbe show également au Wacken lors de leur interprétation du « Carmina Burana », j’en ai eu la chair de poule.

As-tu des groupes ou artistes que tu rêverais d’interviewer ou rencontrer ?

Oui, j’ai toujours rêvé d’interviewer des groupes que j’adore tels que Darkthrone, Samael ou Moonspell… C’est un beau rêve (rires)

Hormis la musique, as-tu des autres passions ?

Je regarde énormément de films et de séries, je passe beaucoup de temps dans les bouquins et depuis 5 ans je fais énormément de jeux de rôle sur table.

Je fais toujours un petit jeu dans mes interviews donc je vais te donner deux choix et tu me diras lequel tu préfères ?

  • Plutôt Big 4 (Metallica / Slayer / Megadeth/ Anthrax) ou Big 3 of teutonic thrash metal (Kreator / Destruction /Sodom)?

Big 3.  Metallica j’ai abandonné au Black album, Slayer c’est mon préféré de ces quatre, Megadeth et Anthrax j’accroche pas trop

  • Whisky ou bière ?

Hum… plutôt vodka héhé

  • Download ou Hellfest ?

Hellfest, même si je n’y retournerais pas pour son côté fête foraine et trop de monde, et que même si la prog’ déchire on retrouve les mêmes… Je suis plus concert que fest

  • AC/DC ou Iron Maiden ?

Iron Maiden, ils ont développé un tel univers avec Eddie, et leurs morceaux te restent vachement en tête

Merci pour cette interview. Veux-tu rajouter un mot pour conclure ?

Merci à toi pour cette interview et merci à tous ceux qui la liront, j’espère vous donner envie d’aller jeter un œil sur notre travail. Et comme dirait un metteur en scène dont je vais  voir les pièces : « Si vous avez aimé, n’hésitez pas à en parler autour de vous à vos amis… et si vous n’avez pas aimé parlez-en à vos ennemis mais sans leur dire que vous n’avez pas aimé» (rires)

Je remercie également tous ceux qui depuis le début de cette aventure m’ont fait confiance et avec qui j’espère encore collaborer.

Et surtout on ne le redira jamais assez : allez soutenir vos scènes locales et les assos, bougez-vous un max si vous le pouvez et restez open pour de nouvelles découvertes.

Merci beaucoup à Vanessa d’avoir accepté cette interview et pour sa gentillesse. Retrouver la Légion Underground sur :

Site : http://www.lalegionunderground.com

Facebook: https://www.facebook.com/lalegionunderground

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